Le réseau téléphonique en cuivre et les technologies associées (ADSL ou VDSL)

    Actuellement, la majorité des abonnés bénéficient de services d’accès à Internet à Haut Débit via le réseau téléphonique historique d’Orange, grâce à l’utilisation des technologies ADSL ou VDSL. Concrètement, chaque ligne relie le logement (ou le local) concerné au « central téléphonique » d’Orange (aussi appelé Nœud de Raccordement d’Abonnés - NRA) via un sous-répartiteur (SR), comme représenté dans le schéma ci-dessous (source ARCEP).

    L’utilisation de ce réseau téléphonique pour véhiculer des flux Internet possède cependant des limites physiques. En effet, la propagation de signaux électriques sur une ligne « cuivre » subit une atténuation, mesurée en décibels (dB), qui est fonction de la distance parcourue, de la section du câble et de sa qualité (ou vétusté). Certaines lignes raccordées à des NRA très éloignés (plus de 5km) peuvent ne disposer que d’un très faible débit, voire nul.

    Les technologies ADSL (ADSL2+) ont la caractéristique d’offrir un débit descendant (vers l’abonné) supérieur au débit montant (émis par l’abonné). Elles permettent d’atteindre  des débits descendants de l’ordre de 20 à 25 Mbit/s et pour des longueurs de lignes allant jusqu’à près de 1,5 à 2km (en fonction des caractéristiques du câbles). Les services dits « Triple Play » (TV, téléphonie et Internet) nécessitent de disposer d’un débit descendant d’au moins 3 à 4Mbit/s sous réserve de l’existence de l’offre  d’un fournisseur d’accès Internet (FAI).

    La technologie VDSL2 est supportée par certains équipements déployés par les FAI (appelés DSLAM) dans les NRA. Cette technologie permet des débits descendants très supérieurs (jusqu’à 100Mbit/s) à l’ADSL2+ mais sur des distances de l’ordre de quelques centaines de mètres. Le nombre d’abonnés pouvant en bénéficier est ainsi très limité.
     

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    Réseau téléphonique en cuivre historique d’Orange (source ARCEP)